16.12.2007

Jean Raspail : Septentrion

518d8b91bdb208ae5fa61302b86060a7.jpg

 Extraits :

" Les signes s'accumulaient, sans que nous en percevions, tout au nord du pays, loin de la capitale et de ses clochers dorés, les exactes conséquences.

Nous comprenions vaguement comment, sans savoir réellement pourquoi. Tout allait vite, avec des modifications tangibles dans notre vie de tous les jours, mais rien n'était net. Tout changeait dans le flou, comme si une sorte de guimauve envahissante, poisseuse et tenace, transfusée dans les artères vivantes du pays, gelait les cœurs et les âmes, et aussi les rouages de l'État, les activités de la nation, pétrifiant jusqu'au corps profond de la population. Dans quel but ? On pouvait compter sur les doigts des deux mains ceux qui en étaient à peu près conscients dans notre petite ville, à Saint-Basile, chef-lieu du Septentrion."

_______________________________________________________________________

"Plus n'était besoin de prisons, d'asiles de redressement, de camps de régénération ou de stimulation collective. A la fin, chacun se jugeait soi-même selon le code unique sans plus solliciter la vigilance des autres, se déclarait coupable et s'enfermait dans sa propre prison intérieure, le cœur et l'âme transformés en cachot nu et lisse d'où le prison­nier volontaire sortait définitivement métamorphosé. Ainsi avaient péri, de nation en nation, le goût de la singularité, la soif des différences fondamentales et jusqu'à la merveilleuse haine qu'engendraient naguère nos bienfai­santes inégalités divines. Quelles que fussent sa race, sa culture et ses origines, le même type d'homme peuplait désormais les deux tiers de la planète et le plus effrayant, c'est qu'il semblait satisfait !"

Commandez ce livre !

07.12.2007

Le dernier Sempé est arrivé

e286c7e215468a185f12cc256c8608ec.jpg
Toujours aussi poétique, humoristique, tendre, vieille France, élégant, nostalgique... autant de qualificatifs qui ont peine à dépeindre tout le talent de cet artiste français hors du commun !
Une belle idée de cadeau pour Noël !

Cécile Ladjali : Pour l'amour de la langue française

Une petite lueur d'espoir dans les rayons de nos librairies. Attention ! Il faut bien chercher, voire commander le livre en caisse. Mais vous ne regretterez pas vos efforts.
d8e1c6fb5b13a4e121f058c0a973e169.jpg

22.11.2007

Le Causeur : un nouveau bloc-note de référence

ae93bfc7742c8a87c66a010d059b6c3e.jpg

Cet excellent blog deviendra certainement l'un de nos rendez-vous quotidiens,

pour la bonne et simple raison que de brillantes plumes  s'y illustrent,

comme Elisabeth Lévy ou Alain Finkielkraut.

Comme le dit le manifeste, Causeur n’est ni citoyen, ni participatif, ni démocratique ! Ce haut lieu de conversation aura pour but de se "moquer des puissants et des mondains, des producteurs de lieux communs et marchands de bouillie imprimée."

Autant d'excellentes raisons d'aller s'y inviter afin de se délecter d'un succulent nectare politiquement et culturellement très incorrect !

A lire d'urgence en cliquant ICI !

21.11.2007

Le second numéro de l'Etincelle Etudiante...

vient de paraître !

3efb8101399c240602d25c60d7508e42.jpg

Vous pouvez le télécharger en format PDF en cliquant ICI !

20.11.2007

Le nouveau numéro de la NRH

6e457674037835af3d11dbc6949e004e.gif

07.03.2007

Le nouveau numéro de la NRH en kiosque

Nouvelle Revue d'Histoire

medium_medium_couv29.gif

05.03.2007

Un amoureux de la France nous a quitté

medium_troyat.jpgL'écrivain et académicien Henri Troyat vient de nous quitter à l'âge de 95 ans. Né à Moscou en 1911, il fuit la Russie avec sa famille au lendemain de la révolution bolchevique de 1917 pour s'installer en France en 1920.

Si en 1938, il obtient le Prix Goncourt pour son roman L'Araigne, son premier roman, Faux jour, avait déjà été récompensé en 1935 par le Prix du roman populiste. (Le Prix du roman populiste est un prix littéraire français, créé par Antonine Coullet-Tessier en 1931 pour récompenser une œuvre romanesque qui "préfère les gens du peuple comme personnages et les milieux populaires comme décors à condition qu'il s'en dégage une authentique humanité".)

Dans un style simple et limpide, la France et la Russie apparaissent sous sa plume dans toute leur vérité. Peu d'écrivains nous auront autant fait aimer la France au travers de si belles biographies et  fresques romanesques.

 

23.02.2007

Recherche valeurs désespérément

Le dernier livre de Jean Sévilla

medium_moralement_correct.png

Tous les Français, naguère, étaient élevés selon des valeurs identiques. Il existait une France de gauche et une France de droite, une France laïque et une France chrétienne, mais la morale de l’instituteur ressemblait à celle du curé. Cette morale n’était pas forcément observée, mais elle définissait les normes du bien et du mal

A partir des années 1970, ces normes ont volé en éclats. Sous l’effet d’une double révolution – celle de la société et celle des idées – chacun a pris l’habitude de définir ses propres critères de comportement. Le résultat, aujourd’hui, c’est que les règles collectives s’effacent, ouvrant la porte à une société éclatée, où le seul guide est l’intérêt personnel. Une tendance encouragée par le moralement correct qui donne le ton de l’époque. Cette mentalité, entièrement fondée sur l’exaltation de l’individu, prêche le principe de plaisir, le droit à la différence, le devoir de tolérance, la transgression des traditions, la relativité des conventions.

Mais peut-on vivre sans valeurs partagées ? Pour sortir de la crise qui se manifeste sur tous les plans – des banlieues à l’école, de l’Etat à la famille, du travail à la culture – il faudra bien réinventer des codes communs. Et sans doute renouer avec la morale élémentaire qui a longtemps garanti la stabilité du lien social. Cela est vrai pour les enfants, mais d’abord pour leurs parents.

 

Editions
Perrin, 2007

A voir sur le blog de Jean Sévillia

18.02.2007

Reverrons-nous un jour une jeunesse française ?

medium_PICT1901.JPGLe numéro 2 des Cahiers de l'Indépendance publiait dernièrement une conversation entre Paul-Marie Coûteaux, Falk van Gaver, Jacques de Guillebon et Hugues Sérapion.

Paul-Marie Coûteaux - Le titre de notre conversation nous est donné par une phrase des « Chênes qu’on abat » d’André Malraux, phrase évidemment polysémique : c’est à la fois la jeunesse de France et la jeunesse de la France qui semblent nous échapper ensemble - comme elle semblait s’éloigner déjà en 1970, lors de la dernière conversation de Malraux et de Gaulle dans le bureau de Colombey. Commençons par la jeunesse de France : vous avez tous les quatre autour de trente ans et vous serez sans doute d’accord pour distinguer, pour commencer ce qui passe pour aujourd’hui pour la jeunesse, l’actuel règne du jeunisme et une jeunesse qui aurait une assez bonne connaissance de l’héritage national pour endosser la France, donner une nouvelle jeunesse au patrimoine ancien et participer en son nom à l’histoire et au monde. Convenons que, à regarder autour de nous, on ne repère plus guère de jeunesse répondant à ce dernier sens : est-ce l’effet de la domination intellectuelle, politique et surtout morale du matérialisme américain, ou de l’immigration, est-ce l’effet de l’affaissement ? Toujours est-il qu’il y a comme une coupure dans la mémoire collective, et dans ce que j’appellerai le sentiment d’appartenance -mot qui me paraît préférable à celui d’identité, lequel ne prend pas en compte les métamorphoses naturelles de la civilisation à laquelle on appartient, et qu’il nous appartient de faire évoluer, et qui ne dit pas l’essentiel d’une appartenance collective, qui est de relier et d’offrir à l’individu isolé un instrument de participation au monde et à l’Histoire. Dans ce sens, donc, où en est selon vous le sentiment d’appartenance des jeunes Français ?

Lire la suite sur le site de la revue Immédiatement

Toutes les notes