30.05.2008

Palme d'Or de la "bienpensance"

772533361.jpgComme à son habitude, Ivan Rioufol nous offre une excellente chronique dans le Figaro.

Aujourd'hui, il nous donne son analyse au sujet du film Entre les murs.

Culottée, la gauche! Après avoir tenté de chiper à la droite les thèmes de la sécurité, puis de la nation et, ces jours-ci, du libéralisme ("La droite ne l’est pas", assure Bertrand Delanoë), la voici qui se réclame du réalisme pour décrire la société. Palme d’or à Cannes, Entre les murs est louangé par la bien-pensance pour montrer "l’école telle qu’elle est", comme l’explique le réalisateur, Laurent Cantet. Mais cette heureuse lucidité a d’autres œillères.

Jusqu’alors, il était de bon goût d’être taiseux sur les mutations socioculturelles nées de l’immigration extra-européenne, que des démographes édulcorent en tripatouillant les statistiques. Il aura fallu attendre 2000 pour que la cléricature médiatique reconnaisse la réalité des violences dans les cités et les écoles ghettoïsées. Auparavant, rapporter ces faits vous classait "réac". D’ailleurs, appeler un chat un chat reste risqué pour son matricule.

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