09.04.2008
J'ai vécu dans votre futur et cela n'a pas marché
11:19 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, boukovsky, dictature, urss, sarkozy, ump, ps
16.03.2008
Sincérité
14:55 Publié dans Audio/Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : villiers, mpf, sarahbertrand, cinéma, politique, ump
15.02.2008
La trahison des élites
source : Observatoire de l'Europe
Que penser du débat télévisuel qui a eu lieu sur France 5, dans l'émission Riposte, dimanche 3 février 2008, au sujet du traité de Lisbonne ? Comment interpréter les «arguments des pro-européens» ? Cynisme ou naïveté ?
J’ai été stupéfait en écoutant le débat (Rispostes sur France 5) dimanche soir au sujet du "mini-traité" européen.
Abasourdi de voir des hommes politiques, qui se définissent pourtant comme des modérés, nous expliquer que le « non » du référendum de mai 2005 était nul et non avenu (référendum qui n’aurait donc jamais dû avoir lieu), que les citoyens français n’étaient pas capables de juger du bien-fondé de cette Europe.
Mon sang se glace lorsque j’entends un député du PS (Vincent Peillon) dire doctement que les citoyens de sa circonscription était à 66% contre la constitution de 2005, mais qu’il va voter pour, considérant qu’il est plus démocratique de suivre les consignes de son parti.
Je suis sidéré d’entendre un « représentant du peuple » centriste (Jean-louis Bourlanges) nous expliquer que la politique est une chose trop sérieuse pour la confier au peuple français, et que seuls des experts et des technocrates sont habilités à diriger un pays.
Je suis consterné d’entendre un écrivain (Camille de Toledo), se déclarant idéologiquement entre le PS et la LCR (sic), affirmer que cette Europe confiscatoire est nécessaire car elle serait la conséquence directe des charniers du vingtième siècle (Les constructions artificielles qui se sont faites contre les peuples, comme la Yougoslavie ou même l’empire soviétique, n’ont pourtant jamais empêché les massacres).
Je reste pétrifié lorsque j’entends ces individus avouer et approuver le fait que le mini-traité est la copie conforme du texte de 2005, qu’il a été volontairement et inutilement complexifié dans le seul but d’éviter la consultation populaire, et affirmer dans le même temps, la main sur le coeur, qu’ils sont d’authentiques démocrates parce qu’ils favorisent la ratification parlementaire. Ratification parlementaire qui serait, selon eux, plus conforme aux traditions françaises alors qu’elle foule au pied toutes les valeurs issues de la Révolution française. Même le maréchal Pétain n’aurait pu imaginer, dans ses rêves les plus fous, une victoire aussi éclatante sur l’héritage révolutionnaire, sans coup férir.
Je suis effaré de voir que les castes au pouvoir ne prennent même plus la peine de cacher leur arrogance et leur mépris du peuple.
Il va donc falloir remplacer le terme « machiavélisme » pour désigner le cynisme en politique car même Nicolas Machiavel pensait, qu’étant donné l’incertitude liée à toute action politique, la décision d’un million d’individus était plus sûre et plus fiable que la décision d’un seul, fût-il plus éclairé en la matière.
11:26 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : culture, politique, ump, mpf, ps, pc, villiers
05.02.2008
Villiers dénonce "l'imposture" du Congrès
Philippe de Villiers, le président du Mouvement Pour la France, dénonce l’imposture qui s'est déroulé hier à Versailles, lors du Congrès et rejette fermement cette opération de recyclage de la Constitution européenne.
Le peuple va assister impuissant, au retour en catimini de la copie conforme du texte rejeté en 2005 par 55% des Français.
Pour décider de son avenir et du destin de la France, le peuple français n’aura pas droit à la parole mais simplement au mépris de ses dirigeants.
Dans le confort et les dorures de Versailles, les technocrates du Oui vont savourer leur revanche sur l’immense majorité du peuple Français qui a voté Non.
Les parlementaires MPF ont évidemment voté Non à la modification de la Constitution permettant la ratification du traité de Lisbonne.
Puisque la parole n’a pas été donnée au peuple, les élections européennes tiendront lieu de référendum et verront le MPF présenter 7 listes dans les 7 grandes régions de France.
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04.02.2008
Assurer la continuité du monde
08:54 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, éducation, politique, école, philosophie, villiers
Des gerbes pour le NON !
08:43 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, ump, mpf, fn, politique, villiers, sarkozy
28.01.2008
La Ve République est morte !
C'est le constat que fait le député Paul-Marie Coûteaux dans Valeurs Actuelles :
"En vérité, la Ve République est morte depuis longtemps dans son esprit comme elle l’est maintenant dans sa lettre, drame d’ailleurs habituel aux républiques françaises : la Ire République finit dans la Terreur, la IIe dans le coup d’État, la IIIe dans le désastre, la IVe dans le ridicule : voici qu’à présent la Ve s’achève dans l’abdication pure et simple, ce dont le grand Congrès du 4 février restera sans doute, pour l’histoire, le symbole le plus marquant.
C’est donc une triple responsabilité qu’endosseront nos parlementaires à Versailles : en permettant la ratification du traité supranational, ils renonceront à presque tout ce qui reste à la France de souveraineté ; réformant encore la Constitution, ils renonceront aussi à la Ve République ; enfin, ils contrediront à angle droit la voix du peuple telle qu’exprimée le 29 mai 2005, c’est-à-dire qu’ils nieront le primat du suffrage universel, dont pourtant ils procèdent eux-mêmes. Nous entrerons alors dans une tout autre ère, qui ne sera pas plus républicaine (au sens de la res publica, primat de l’intérêt supérieur de la nation) que démocratique, et qui ressemble fort à ce stade oligarchique que décrivait déjà Aristote quand il prévoyait les décadences fatales des républiques."
10:25 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, politique, mpf, ump, fn, dlr
27.01.2008
SOS Education réagit contre l'exposition "zizi sexuel"
20:05 Publié dans Contre la chienlit | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : culture, éducation, sexe, famille, école, politique, spiritualité
22.01.2008
Finkielkraut vs Gérard Miller : le pluralisme des identités contre le pluralisme des opinions
Alain Finkielkraut reçoit Chantal Delsol et Monique Canto-Sperber et s'inquiète de l'impossibilité de débattre en France sur des sujets comme l'avortement ou la peine de mort.
21:52 Publié dans Audio/Vidéo | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : culture, christianisme, mpf, profs, politique, spiritualité, école
C'est la démocratie qu'on assassine !!!
Le mardi 15 janvier, Mme Véronique Besse, député, s'est exprimée sur le projet de modification constitutionnelle. Voici le texte de son discours :
« Le peuple français ne veut pas que l'on pense à sa place, le peuple français ne veut pas que l'on décide à sa place ». Ainsi s’exprimait le Président de la République le 16 mai 2007, lors de sa prise de fonction, avant d’ajouter : « Le 6 mai a consacré une seule victoire : celle de la France qui ne veut pas mourir ». Or, en signant le 18 octobre dernier le traité de Lisbonne, le Président de la République a signé la condamnation, à terme, de la France en approuvant un traité de 256 pages qui « recycle » la quasi-totalité des 448 articles de l'ancien projet et en reproduit la complexité, la rigidité et le déficit démocratique.
Les promesses n'ont donc pas été tenues : sur la forme, on balaye purement et simplement l'expression du peuple lors du référendum sur le traité constitutionnel, entamant une nouvelle tentative de relance de la construction européenne sans consentement populaire, donc sans véritable légitimité politique. Il est une règle en démocratie : la souveraineté du peuple ; ne pas la respecter constitue un véritable déni de démocratie. La parlementaire que je suis n’a pas reçu mandat du peuple pour modifier par voie parlementaire le transfert de la souveraineté de la France, c'est-à-dire son déclassement en simple circonscription administrative de l'Europe.
Quant au fond, ce traité n'est qu'un avatar sommairement déguisé du projet de traité constitutionnel. Le nouveau traité adopté sans référendum que Nicolas Sarkozy avait défendu de manière convaincante au cours de la campagne présidentielle devait être un « texte simple » reprenant les seules dispositions de la première partie de l'ancien projet constitutionnel ; mais le nouveau traité ne correspond en rien à cette description. Il s’agit d’une constitution remaquillée, qui préserve les mécanismes supranationaux rejetés par plus de 54 % des Français et, pire encore, donne naissance à un État en devenir, doté de la personnalité juridique, qui permettra aux institutions de l'Union de se substituer aux États sur la scène internationale.
En outre, la supériorité des lois européennes sur les lois nationales, même constitutionnelles, signifie que ni l'énergie d'un président de la République, ni la volonté d'un gouvernement soutenu par une majorité à l'Assemblée, ni même la Constitution française ne peuvent plus s'opposer à des actes européens qui leur seraient contraires. La Cour de justice se voit conférer un pouvoir extraordinaire qui fait d’elle le juge suprême des droits et libertés fondamentaux ; soixante-huit nouvelles compétences passent sous la haute main de la commission de Bruxelles ; le futur ministre des affaires étrangères sera doté de véritables services diplomatiques destinés à évincer la politique étrangère des États. Enfin, l'absence de limitation géographique laisse la porte ouverte à la Turquie.
De plus, les parlements nationaux deviennent des coquilles vides ne conservant que le droit de protester, tandis que le Parlement européen est censé représenter non plus « les peuples des États », mais un peuple européen parfaitement mythique. Des parlements nationaux sans pouvoir, un parlement européen sans peuple : c'est la démocratie qu'on assassine ! Voilà ce que l’on pourrait appeler la Constitution malgré nous. Joli tour de passe-passe !
À mes yeux, fonder la relance de la construction européenne de manière solide et démocratique exige de l'enraciner dans les peuples d’Europe, ce qui suppose de restituer aux démocraties nationales des pouvoirs plus clairs en conférant à chaque peuple le droit de dire non à une politique qu'il ne veut pas. Car le rejet de la constitution européenne, loin de se réduire à l’expression de mauvaise humeur de deux peuples isolés, reflétait plus largement le refus d'une Europe fondée non sur les nations, mais sans elles, voire contre elles, contre leurs identités, leurs valeurs, leurs droits – contre tout ce que l’Europe a pour mission de protéger, tout ce qui constitue sa raison d'être. L'heure viendra où nous devrons rendre des comptes aux Français.
21:39 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique, gaullisme, mpf, ump, villiers, besse
12.01.2008
Le traité constitutionnel ressuscite, les demandes de référendum s'amplifient
Instruits par la douloureuse expérience démocratique de 2005, les promoteurs de la Constitution européenne devenue traité de Lisbonne ont compris que lorsque leur entreprise d'intégration supranationale avançait au grand jour, elle ne passait pas l'épreuve du suffrage universel. Cette fois donc, toutes les précautions ont été prises. Il faut que l'on n'y comprenne rien et qu'il n'y ait pas le plus petit espace de débat sur le traité, ce qui suppose un texte illisible qui soit ratifié le plus rapidement possible. Au moment où les Vingt-sept viennent de signer solennellement le traité, la voix des pro-référendum se fait de plus en plus bruyante...
L'objectif est d'essouffler les opposants à l'intégration, mais aussi les Etats-membres éventuellement réticents et d'une manière générale les opinions publiques. On leur a donc imposé un calendrier infernal. Entre l'approbation fin juin du projet rédigé par la présidence allemande et l'accord définitif des Vingt-Sept le 19 octobre dernier à Lisbonne, il ne se sera écoulé que quatre mois, dont la période estivale. A titre de comparaison, entre le mandat du Conseil européen de 2001 et la signature du projet de traité constitutionnel, il s'était écoulé deux ans et demi... Comment les Vingt-Sept ont-ils pu diviser par presque huit, le temps nécessaire à négocier, rédiger et approuver un traité d'une telle importance ? Tout simplement en reprenant le texte rejeté il y a deux ans, en l'éclatant dans les traités existants et en prétendant que ceci n'est pas le texte de la Constitution européenne. Un peu comme le peintre surréaliste Magritte écrivant, au bas de sa toile représentant une pipe : "ceci n'est pas une pipe". Le traité de Lisbonne, c'est Magritte appliqué à l'intégration européenne.
Outre la précipitation, il fallait rendre le texte illisible pour camoufler au maximum l'opération et gagner encore du temps. Les habiles juristes de Bruxelles ont alors eu l'idée de démonter les 448 articles de la Constitution européenne, de les intégrer un par un dans les dispositions les deux principaux traités actuels, et de redémonter le tout pour parvenir à ces 285 pages du traité de Lisbonne, qui s'ajouteront aux 2800 pages des 17 traités européens déjà en vigueur. Le titre de "Constitution" et les symboles n'y sont plus mentionnés et voilà la marchandise qui avait été refusée en 2005, remballée presque ni vue ni connue. Certains vont jusqu'à justifier la méthode, comme l'ancien Président du Conseil Italien, Giuliano Amato : "Ils ont décidé que le document devrait être illisible. S'il est illisible, c'est qu'il n'est pas constitutionnel ; c'était là l'idée... Si vous parvenez à comprendre le texte au premier abord on risquerait des appels à référendum, parce que cela signifierait qu'il y a quelque chose de nouveau" (Londres, Center for European Reform, 12 juillet 2007).
Selon le Président Sarkozy, le "non" l'emporterait partout...
11:30 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, sarkozy, politique, ump, mpf, dictature, gauche
A la veille d'un coup d'Etat !
Le site pour l'Europe des Nations, L'Observatoire de l'Europe, estime que le Congrès n'est pas légitime pour entériner le traité de Lisbonne (traité européen) car il ne s'agirait pas seulement de modifier la Constitution française, mais de changer de régime.
" Le traité que le pouvoir exécutif tente de faire ratifier instituerait un pouvoir supérieur à celui de la République, et un ordre constitutionnel absolument supérieur à l'ordre constitutionnel républicain. Il ne s'agit donc pas seulement de modifier la Constitution mais de subordonner la République à un pouvoir extérieur. Un changement si radical ne peut être accompli par des représentants élus selon la procédure législative ordinaire. Deux voies, et deux seulement, sont possibles :
- Soit le Peuple exerce directement son pouvoir constituant, par voie de référendum ;
- Soit il l'exerce par l'intermédiaire de représentants spécialement habilités, élus explicitement dans ce but, après une campagne électorale toute entière passée à discuter de ce projet. L'assemblée munie d'un tel mandat est alors officiellement constituante.
Or les parlementaires à présent en exercice n'ont pas été élus ainsi. Donc le pouvoir constituant ne leur a pas été confié, et par conséquent ils n'en sont pas dépositaires." (Christian Darlot)
11:22 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : europe, dictature, politique, ump, mpf, fn, profs
Un quartier de Bruxelles sous domination islamique
11:17 Publié dans Audio/Vidéo | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : islam, religion, catholique, spiritualité, immigration, politique, villiers
24.12.2007
Nouvel engouement pour l'enseignement privé hors contrat
| Source : VousNousIls S'il reste évidemment marginal, avec 45.000 élèves sur 12 millions, l'enseignement privé hors contrat connaît un certain engouement de la part de parents déçus de l'Education nationale ou soucieux que la scolarité de leurs enfants soit cohérente avec leur manière de les élever. Selon le ministère de l'Education nationale, l'enseignement privé sans contrat d'association avec l'Etat, c'est-à-dire qui recrute et rémunère lui-même ses enseignants, scolarise aujourd'hui 14.000 élèves à l'école primaire (0,22%) et 30.800 élèves dans le second degré (0,5%). Très régulièrement inspectées par l'Education nationale, ces écoles, comme l'instruction à domicile, sont tenues de répondre à l'obligation scolaire, de respecter les normes d'hygiène et de ne pas mettre en danger les enfants. Leur très petit nombre et le fait qu'à l'exception des écoles purement confessionnelles la plupart des élèves n'effectuent pas la totalité de leur scolarité dans ces structures font que cette liberté de déroger à l'Education nationale dérange peu ses acteurs, lorsqu'on les interroge sur le sujet. Mme Coffinier, une diplomate, normalienne et énarque, militante du "pluralisme" scolaire qui s'est lancée dans l'aventure pour "faire connaître" le droit de tous à ouvrir une école, mais aussi pour aider parents et professeurs à mener concrètement leur projet à terme, assure que dans une pièce d'appartement, un garage ou un bâtiment dédié, selon les moyens du bord, "une vingtaine de structures se créent par an". Pour cela, les parents versent environ 150 euros mensuels au primaire, 250 dans le secondaire. Trop peu pour tenir la durée mais les dons affluent. "Plus ça va, plus les gens sont acquis à cette idée de pluralisme", commente Mme Coffinier. Sans autre règle que le choix de leurs créateurs, les écoles peuvent établir un tableau d'honneur, imposer le port de la blouse ou pratiquer des horaires libres. Ni programmes, ni manuels, ni horaires, auxquels l'enseignement public ou privé sous contrat se plie mais le souci de "donner le goût aux enfants, l'envie de faire des études", s'enorgueillit Mme Coffinier. Pour cela, des enseignants, parfois déçus de l'enseignement public, de jeunes mères de famille, voire des passionnés reconvertis "acceptent la pauvreté", ajoute-t-elle. L'association a même créé cette année un institut libre de formation des maîtres (IFLM), qui délivre un "diplôme privé de maître d'école", après deux ans conjuguant expérience de terrain et cours théorique notamment d'histoire et de philosophie de l'Education. |
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12:30 Publié dans Pour l'Ecole Républicaine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, éducation, école, spiritualité, mpf, christianisme
"L’Europe est consubstantiellement anti-démocratique"
Extraits d'un entretien d'Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public à l’Université Rennes-I.
A propos de la ratification du TCE qu'elle avait qualifiée de "haute trahison" :
"Il s’agit d’un acte très grave qui prouve bien que les références incessantes des traités européens aux valeurs démocratiques sont une tartufferie car cette Europe technocratique et confiscatoire ne peut se faire que contre la volonté des peuples.
L’Europe est consubstantiellement anti-démocratique, on veut nous l’imposer de gré ou de force. Nous ne sommes pas le premier peuple dont on aura bafoué la volonté, les Irlandais et les Danois ont aussi été contraints à revoter jusqu’à ce qu’ils disent oui.
Mais chez nous le cynisme est bien pire puisque l’on nous refuse même le droit de revoter en nous imposant une ratification parlementaire. Tout démocrate, qu’il soit souverainiste ou fédéraliste, devrait s’insurger contre une telle forfaiture".
Le système français est verrouillé :
"Nous n’avons aucun recours juridique car la Constitution française n’interdit pas, comme la Constitution californienne, de modifier une loi référendaire par une loi parlementaire. Le Conseil constitutionnel français n’a pas non plus fait sienne la jurisprudence de la Cour constitutionnelle italienne qui impose un nouveau référendum pour contourner la volonté populaire. Le Conseil constitutionnel pourrait éventuellement « constater » que les deux traités sont quasiment identiques et « regretter » la méconnaissance de la volonté populaire mais il ne peut pas la sanctionner.
Il ne nous reste donc plus qu’à compter soit sur la mobilisation populaire, soit sur un rejet parlementaire de la révision constitutionnelle préalable à la ratification. Le projet de révision doit, en effet, être adopté à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés au Congrès".
Et de conclure :
"La mobilisation citoyenne me semble indispensable, ne serait-ce que pour faire honte aux traîtres".
Lire l'entretien là
12:23 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, culture, démocratie, politique, éducation










